Plume et parchemin

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 Harry Potter : Un bien étrange professeur

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Elo
Scribouilleuse
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MessageSujet: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:57

Je l'ai enfin terminée. mais je préfère vous prévenir que c'est un crossover.
Bonne lecture et n'hésitez pas à me dire franchement ce que vous en pensez.
J'ai écris cette fic avant de lire le tome 6, ce qui explique mon choix. Lisez et vous allez comprendre.



Après des vacances d'été passées tous ensemble au Terrier, Harry, Ron, Hermione et Ginny, escortés de Mme Weasley, se rendirent au Chemin de Traverse pour faire les achats de livres (notamment le "livre des sorts et enchantements niveau 6").
- Je me demande qui ils vont avoir trouver comme prof de défense contre les forces du mal cette fois. dit Hermione alors qu'ils venaient de rentrer pour faire leurs bagages.
- S'ils ont trouvé quelqu'un. fit Ron qui tentait désespérément de boucler sa valise. Après tout, le poste a de quoi faire peur : en cinq ans, on a eu cinq profs différents et un seul vraiment compétent... qui a démissionné quand tout le monde a su que c'était un loup-garou.
- Qu'en penses-tu Harry ?
Mais Harry, dans ses pensées, n'avait pas prêté attention à leur conversation. Depuis la mort de Sirius, il était souvent pensif, et son comportement inquiétait ses amis.
- Excuse-moi, Hermione, tu disais ?
- On parlait de l'identité du nouveau prof de défense contre les forces du mal. Tu as une idée de son identité ?
- Non aucune. Comme disait Ron, de toutes façons, il faut être fou pour accepter ce poste maudit. On a pas eu un seul prof normal depuis notre première année : un suppôt de Voldemort, un affabulateur incapable, un loup-garou, un enfermé et une folle
- Ce n'est pas faux, mais il ne faut pas perdre espoir. Celui-ci sera peut-être le bon.
- Il serait temps. grommela Ron. C'est notre avant-dernière année. Quand on en sera aux A.S.P.I.C, ce sera trop tard.
- Hé, vous ne voudriez pas positiver un peu, non ? Ca changerait pour une fois protesta Hermione. Vous n'êtes pas contents de retourner à Poudlard ?
- Bien sûr que si ! protesta vivement Harry.
- Alors montres-le ! Depuis la mort de Sirius, tu ne desserres plus les dents. A croire que tout t’est égale ! Ta vie ne s'est pas arrêtée Harry ! Tu es vivant ! Et Sirius n'aimerait pas te voir dans cet état. Fais un effort, je t'en prie. Tu m'inquiètes.
- D'accord. D'accord. capitula-t-il à contrecoeur.
Le lendemain matin, de bonne heure, Harry, Ron, Ginny et Hermione étaient sur le quai 9 3/4, attendant avec impatience le train qui les ramènerait à l'école pour une nouvelle et passionnante année.
Comme d'habitude, le train était plein, et ils eurent le plus grand mal à trouver un compartiment vide. Ils étaient à peine installés que le train se mit en marche, et que Harry et Ron dévalisaient le chariot de confiseries.
Ron venait d'entamer un Chocogrenouille, lorsque Cho Chang fit irruption dans la pièce, essoufflée.
- Vous connaissez la nouvelle ?! s'exclama-t-elle.

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Elo
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MessageSujet: Re: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:58

- Heu... salut Cho. fit Harry.
- Salut Harry. répondit-elle en lui souriant.
- Alors, chest quoi la n'velle ? demanda Ron la bouche pleine de chocolat.
- Il paraît que Ceraa Khan est dans le train !!!! expliqua-t-elle en le regardant.
- Non, tu rigole ? fit encore Ron qui avait avalé sa bouchée.
- Comment le sais-tu ? demanda alors Hermione. Tu l'as vue ?
- Non. lui répondit Cho froidement. C'est le bruit qui court.
- Mais ce n'est qu'un bruit. dit Harry. Ce n'est pas une certitude. Si personne ne l'a vraiment vue...
Cho haussa les épaules.
- Vous n'êtes pas forcés de me croire après tout. dit-elle avant de sortir.
- Lorsqu'elle eût disparu, les trois amis restèrent silencieux un moment, puis Ron dit :
- Les rumeurs ont toujours un fond de vérité. C'est peut-être vrai après tout.
- Bah, on verra bien après tout. fit Hermione.
- Mais si c'était vrai, poursuivit Ron comme si elle n'avait rien dit, qu'est ce qu'elle ferait là ? Une sorcière aussi célèbre qu'elle doit avoir autre chose à faire.
- A quoi ça sert de s'interroger de toutes façons ? dit Harry. Comme dit Hermione, on verra bien.
Le voyage se passa agréablement malgré le babillage incessant de Ron à propos de cette rumeur.
A l'arrivée à la gare de Pré-au-Lard, tous descendirent du train et chacun scruta attentivement la foule pour tenter de l'apercevoir... en vain. Nulle part, aucune trace de la célèbre Ceraa Khan.
Déçus, les élèves obéirent à Hagrid qui demandait aux première année de le suivre. Les élèves plus âgés (parmi lesquels Harry, Ron, Hermione et Ginny), prirent place dans les diligences tirées par des Sombrals, et partirent pour le château.
Dans le hall d'entrée qu'ils empruntèrent, pas de changement : toujours éclairé par des torchères, il précédait la Grande Salle où, comme à chaque début d'année, le festin aurait lieu... juste après la cérémonie de répartition.
Tous les élèves se placèrent à la table de leur Maison, et regardèrent avec le même effarement la table des professeurs placée à l'autre bout de la salle.
- Elle est là. souffla Ron. Mais c'est impossible ! Quand et comment serait-elle arrivée ?
- Ne sois pas stupide, Ron. le morigéna Hermione sans aménité. Il n'y a qu'un seul moyen d'arriver à Poudlard, c'est le train. Et si elle est là, c'est qu'elle a dû le prendre. Et si nous ne l'avons pas vue, c'est qu'elle a dû utiliser une cape ou un sort d'invisibilité pour passer inaperçue. Tout simplement.
- D'accord. Mais ça ne nous dit pas ce qu'elle fait là.
- Patiente un peu. Je suppose que le professeur Dumbledore nous le dira après la cérémonie. dit encore la jeune fille, agaçée.
Quelques secondes plus tard, les portes de la salle s'ouvrirent, et les première année, intimidés, firent leur entrée, précédés du professeur McGonagall qui, comme chaque année depuis 40 ans, portait un tabouret haut et le Choixpeau magique.
Elle les plaça devant la table des professeurs, et le Choixpeau, posé sur le tabouret, chanta sa traditionnelle chanson.
La salle applaudit, puis la cérémonie de répartition débuta.
Le professeur McGonagall, debout à côté du tabouret, tenait à la main un long parchemin sur lequel étaient notés les noms de tous les nouveaux.
Artingale, Celine, fut la première à s'avancer et à coiffer le Choixpeau, qui décida de l'envoyer à Serdaigle. La cérémonie se clôtura lorsque Zimmer, Caroline, fut envoyée à Poufsouffle. le professeur McGonagall remporta alors Choixpeau et tabouret.
Lorsque chacun eût pris place à sa table, le professeur Dumbledore se leva.
- Je souhaite la bienvenue aux nouveaux élèves et un bon retour aux anciens. dit-il. J'aurais des choses à vous dire tout à l'heure, mais pour le moment, c'est l'heure du festin. Bon appétit !
Il avait à peine fini de parler, que les tables se couvraient de mets les plus appétissants.
Lorsque chacun eût mangé son content et discuté tout son soul (la majorité des discussions ayant eû pour objet des suppositions diverses et variées sur la raison de la présence de Ceraa Khan à l'école), Dumbledore se leva à nouveau, et entama son traditionnel discours de début d'année.

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MessageSujet: Re: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:58

- Tout d'abord, les nouveaux doivent savoir qu'il est strictement interdit de pénétrer dans la forêt, sous peine de mort brutale et effroyable. D'autre part, monsieur Rusard, le concierge, m'a prié de rappeler -encore- que l'usage de la magie est interdit en dehors des heures de cours, et que l'accès au troisième étage ainsi qu'à la réserve de la bibliothèque, sont prohibés. J'ai également le plaisir d'accueillir au sein de notre école, le professeur Khan (à la mention de son nom, la jeune femme, vêtue d'une bure bleue, se leva en souriant, salua et se rassit), qui enseignera la Défense contre les Forces du Mal.
Des murmures de stupéfaction parcoururent la salle à cette nouvelle, puis un tonnerre d'applaudissements se fit entendre.
- Alors c'était ça. fit Ron à ses amis en applaudissant à tout rompre. J'arrive pas à croire qu'on a Ceraa Khan cette année !
- Espérons qu'elle aura plus de chance que les précédents. fit Hermione, bougonne. C'est la première fois qu'on a une femme dans cette matière en plus. C'est étrange que Dumbledore ait choisi un professeur si jeune. Elle a quoi ? 25 ans à tout casser. Je n'aime pas ça.
- Hermione, chut. fit Harry qui n'avait rien dit jusque là.
- J'ajoute -et ce sera le dernier point que j'aborderai- que les essais pour les équipes de Quidditch auront lieu la semaine prochaine. poursuivit le directeur. J'espère que vous serez nombreux à vous y présenter. A présent, les préfets vont vous conduire à vos salles communes. Bonne nuit à tous.
Dès la fin de sa phrase, tous les élèves se levèrent, et se dirigèrent vers les portes. Harry, Ron, Hermione et Ginny grimpèrent les escaliers.
- Igitus figitus. fit Hermione en arrivant devant le portrait de la grosse dame.
Celui-ci pivota, livrant le passage à la salle commune des Gryffondor.
- Que pensez-vous de sa nomination ? fit alors Hermione avec une moue désaprobatrice.
- Ben c'est génial. fit Ron. Qu'est ce qui te dérange ?
- On a déjà eu des problèmes avec une célébrité. Souveins-toi de Lockhart. Je n'ai pas confiance.
- Ne la met pas dans le même sac que lui, s'il te plaît ! Et elle ne peut pas être pire que Rogue de toutes façons.
- Pourquoi tu la défends comme ça ? lui demanda-t-elle brutalement. Tu ne la connais même pas.
- Mais...
- Oh et puis vous êtes tous trop bêtes. Il est tard, je vais me coucher. Bonne nuit. dit-elle, agaçée, en montant les escaliers menant au dortoir des filles.
Interloqué par cette sortie pour le moins abrupte, Ron se tourna vers Harry.
- Ben qu'est ce qu'il lui prend tout à coup ? C'est quoi son problème ?
- Je pense qu'elle est jalouse. répondit Harry.
- Jalouse ? De quoi ?
- Depuis qu'on a su que Ceraa Khan était peut-être dans le train, tu n'as plus fait attention à Hermione. Tu passes ton temps à perler d'elle.
- Quoi ? C'est juste pour ça ? s'effara Ron. Oh les filles ! J'y comprends rien moi !
- Tu n'es pas le seul. soupira Harry en pensant à Cho.
Changeant de sujet, Ron revint à son sujet de prédilection de puis des heures.
- Dis Harry, tu as vu le regard mauvais qu'à lancé Rogue au professeur Khan tout à l'heure ?
- Oui. Il doit l'avoir mauvaise. Non seulement le poste qu'il veut depuis des années lui échappe encore, mais en plus, il échoit à une femme qui aurait l'âge d'être sa fille.
La fin de la phrase fit pouffer Ron.
- Qu'est ce qu'il y a de drôle ? s'enquit Harry.
- Oh rien. C’est juste le fait de penser que Rogue pourrait avoir une fille. Pour ça, il faudrait déjà qu'il trouve une femme qui veuille de lui et qui arrive à le supporter... et c'est pas près d'arriver si tu veux mon avis.
L'explication fit sourire Harry.
- Bon, on ferait bien de faire comme Hermione et d'aller se coucher nous aussi. dit Ron. J'ai hâte d'être à demain ! Tu as vu qu'on avait défense contre les forces du mal ?
- J'ai vu oui. dit Harry.
Même si ce dernier aimait bien Ceraa Khan (telle que la présentaient les magazines pour le moment. Pour le reste, il préférait réserver son jugement pour après le premier cours), il était loin de partager à quantité égale, l'admiration fervente que lui portait Ron, dont la chambre, au Terrier, était remplie de photos, posters et coupures de presse diverses à l'effigie et/ou parlant de la jeune femme.
Ils allèrent se coucher, mais à peine dans son lit, Ron repartit de plus belle, d'un ton extasié.
- Il paraît que sa baguette -en bois blanc- n'est qu'un accessoire inutile, dont elle se sert pour cacher que le pouvoir est en elle.
- Oh, Ron, pour l'amour du ciel, tais-toi et dors ! s'exclama alors Harry dont la patience vacillante était mis à rude épreuve.
Vexé, Ron tourna le dos à son ami et marmonna :
- 'nuit Harry.
- Mais, excité, le jeune garçon mit longtemps à s'endormir, et quand il y parvint, se fut pour sombrer dans un sommeil agité.
Le lendemain matin, il se leva plus tôt que d'habitude, et s'habilla et se prépara avec soin. Il finissait de se coiffer quand Hermione descendit dans la salle commune. Elle le regarda de la tête aux pieds, visiblement admirative, puis observa Harry, qui, aussi échevelé que d'habitude, venait de les rejoindre.
- Pourquoi il est aussi... bien coiffé ? demanda la jeune fille à Harry (elle avait manifestement failli dire "mignon").
- Ben, on a défense contre les forces du mal ce matin. répondit ce dernier en guise d'explication.
- Pffff ! fit-elle en haussant les épaules. Tu te conduis comme un idiot ! ajouta-t-elle à l'intention de Ron.
- Excuse-moi ! Parce que tu ne te comportais pas comme une idiote quand on avait Lockhart peut-être ?! s'exclama Ron, que l'attitude de la jeune fille commençait franchement à énerver. Tu étais comme les autres : tu l'observait avec des yeux de merlan frit comme si c'était un dieu ! Ne nie pas, on t’a vue ! Tu ne vaut pas mieux que moi, Hermione !
- Je ne m'abaisserai même pas à répondre. fit la jeune fille en tournant les talons pour sortir de la pièce.
Une fois Hermione sortie, Harry se tourna vers Ron.
- Et si vous arrêtiez de vous disputer tous les deux ? Ca changerait un peu. Je commence à en avoir assez.
- Mais c'est elle qui a commencé je te signale !
- Bon, allons-y. fit Harry sans répondre. On a double cours de potions pour commencer, et comme se sera déjà pénible, inutile de commencer l'année en se mettant Rogue à dos pour cause de retard.
- Bah, fit Ron, fataliste, de toutes façons, il nous déteste tous les deux et il est déjà énervé de toujours pas avoir le poste alors... ce sera pas pire que d'habitude.

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MessageSujet: Re: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:58

Ce en quoi Ron se trompait lourdement. La torture de deux heures fut une véritable catastrophe : la potion d'influence qu'Harry essayait de préparer fut encore plus ratée que d'habitude (si c'était encore possible), à tel point que, quand il plongea son flacon dedans pour en prélever un échantillon en ayant l'intime conviction de récolter un D... la potion se mit à siffler et à grésiller en dégageant une épouvantable odeur. Ce fut ce moment que choisit Rogue pour s'approcher.
- Et bien, monsieur Potter, encore un nouveau ratage à votre actif à ce que je constate. Je finis par me demander si vous êtes réellement aussi intelligent que le prétend Dumbledore. Avez-vous bien suivi toutes les consignes pour la préparation de cette potion ?
- Oui.
- Pardon ?
- Oui... monsieur. corrigea Harry, très bas.
- Vous en êtes certain ? Vous n'avez rien oublié ? Vraiment rien ? fit Rogue d'un ton insistant et doucereux qui ne présageait rien de bon.
Devant le silence d'Harry, il poursuivit.
- C'est étonnant alors, que vous n'obteniez pas un résultat aussi probant que celui de monsieur Malefoy (cité comme exemple, Drago se regorgea comme un paon). Car lui, il a pensé à mettre la poudre de racine d'asphodèle dans son mélange. Et bien, monsieur Potter, voilà qui va nous valoir un nouveau T. ajouta-t-il avec une joie cruelle avant de dire aux autres : déposez vos échantillons sur mon bureau. Et je veux trente centimètres de parchemin sur les différents usages de la racine d'asphodèle pour la prochaine fois sans faute.
- Chacun fit disparaître le contenu de son chaudron avant d'emporter celui-ci.
- Trente centimètres ?! fit Ron quand Rogue ne pût plus l'entendre. C'est abuser ! Et il s'en est encore pris à toi !
- J'ai l'habitude maintenant. Mais je suis tellement mauvais en potions, que je me demande encore comment j'ai réussi à avoir "Optimal" à ma B.U.S.E.
- Moi aussi. Bon, dépêchons-nous d'aller au cours d'Hagrid. Espérons que, cette année, il ne va pas s'attirer d'ennuis. dit Ron.
- Ca, c'est aussi improbable qu'Hermione qui aurait oublié de faire ses devoirs. Hagrid attire les ennuis comme un aimant.
Justement, c'était avec Hagrid qu'ils avaient cours à présent, et, connaissant son amour pour les créatures dangereuses, ils redoutaient le pire.
En arrivant devant sa cabane, cependant, ils ne virent nul monstre, ce qui leur parut étrange. En revanche, les Serpentard étaient déjà là.
- Voyez qui daigne enfin arriver ! lança Malefoy à l'intention de ses camarades en le voyant arriver. C'est le petit pote Potter !
- Lâche-le Malefoy ! fit Ron qui commençait à en avoir assez de lui.
- Comme c'est touchant ! Weasmoche qui prend la défense de son petit-ami ! continua Drago.
A ces mots, les Serpentard éclatèrent de rire, et Ron, furieux, tenta de s'élancer sur lui pour le frapper.
- Laisse tomber, Ron. lui dit Harry.
- Il n'en vaut pas la peine. ajouta Hermione. Ce n'est pas sa faute si c'est un crétin.
Le mot mit Malefoy en colère.
Qu'est ce que tu as dit, espèce de sale sang-de-bourbe ? fit-il en s'approchant dangereusement d'elle.
- Qu'est ce qui se passe encore ici ? fit une grosse voix derrière eux.
Ils se retournèrent d'un même mouvement.
- Alors je m'absente cinq minutes pour aller chercher votre sujet d'études, et c'est le bazard ? Malefoy ! A ta place !
A contrecœur, Drago rejoignit ses camarades, non sans jeter un regard noir à Hagrid et un, encore plus noir à Hermione qui n'en avait cure.
- Bien, dit Hagrid, si tout le monde est calmé, nous allons pouvoir commencer le cours. Ne faites pas trop de bruit car elles s'effarouchent facilement. ajouta-t-il en désignant une cage recouverte d'un drap.
De petits cris s'en échappaient.
- Hagrid, qu'est ce que c'est ? interrogea Harry, vaguement inquiet, en se rappelant les lutins de Cornouailles apportés par Lockhart deux ans auparavant.
- Des Pixies, Harry. Répondit le demi-géant en retirant le drap qui couvrait la cage. Et je crois qu'elles ne sont pas trop contentes de s'être fait attraper.
En effet, les petites créatures battaient furieusement des ailes en piaillant d'un air mécontent.
- Quelqu'un sait-il quelque chose à propos des Pixies ?
Bien sûr, Hermione s'empressa de lever la main à peine la question posée. Comme personne d'autre n'était volontaire, Hagrid lui donna la parole.
- Oui Hermione ?
- Les Pixies vivent en groupe. La poudre de leurs ailes a des vertus magiques multiples, et elle peut les empêcher de voler, à terme, si elle n'est pas régulièrement retirée.
- Très bien, Hermione. Dix point pour Gryffondor. dit Hagrid.
Pendant le cours, ils apprirent à retirer la poussière des ails des créatures, et à leur faire un nid confortable.
- Bien. Le cours est terminé. Vous pouvez y aller. Leur dit Hagrid avant de rentrer dans sa cabane.
- A nous deux, Granger la sang de bourbe ! fit alors Malefoy. De quoi m'as-tu traité tout à l'heure ?
- De crétin. Répéta la jeune fille que Drago n'impressionnait pas. Et je maintiens.
- Ah oui, vraiment ? Lengua enflex ! jeta-t-il en sortant sa baguette et en la pointant sur elle.
Aussitôt, la langue d'Hermione tripla de volume, et, à sa grande horreur, elle ne put plus articuler un son.
- Alors, Granger, tu fais moins la maligne hein ? fit-il, très satisfait de lui-même.
- Laisse-la Malefoy ! cria encore Ron.
- Weasmoche, le défenseur des sang de bourbe et de Potter… persifla Drago. Et qu'est ce que tu feras si je ne fais pas ce que tu dis Weasmoche ? Tu vas me jeter un sort avec ta baguette de seconde main ? C'est un coup à cracher des limaces ça !
A ces mots, Crabbe et Goyle explosèrent de rire, ainsi que Pansy Parkinson qui, depuis quelques temps, suivait Malefoy comme son ombre.
Pendant que les deux garçons se battaient verbalement, Hermione, bien que toujours handicapée par le sort de Drago, se réjouissait que Ron ait pris sa défense : elle avait retrouvé son attention.
Mais soudain, se rendant compte de l'heure, il s'écria :
- Vite Harry ! On va être en retard en Défense contre les forces du mal ! fit-il en se mettant à courir vers le château tout en criant à Hermione, restée figée sur place de stupeur : File à l'infirmerie ! On expliquera tout au professeur Khan si tu mets trop de temps !
Déçue et blessée de son attitude, Hermione eût envie de pleurer, mais elle se retint : Ron ne l'emportera pas au paradis. Suivant son conseil, qui malgré tout était bon, elle alla voir madame Pomfresh, qui régla son problème en une minute.
Pendant ce temps, Harry et Ron étaient arrivés dans la classe de défense contre les forces du mal, et s'étaient assis à leurs places habituelles. Ils furent bientôt rejoints par Hermione qui prit place à son tour sans un mot.
C'est alors que Ceraa Khan fit son entrée.
- Bonjour à tous ! dit-elle d'une voix musicale en allant se placer devant son bureau. Je suis ravie d'avoir été choisie pour vous enseigner la défense contre les forces du mal, et j'espère sue nous ferons du bon travail ensemble. Je sais que vos précédents professeurs n'ont pas été très… disons… efficaces, mais je sais que l'un de vous s'est substitué à l'un d'eux avec brio et vous a enseigné des sorts. Harry Potter ?
A la mention de son nom, le jeune homme se leva.
- Alors c'est vous… fit Ceraa, songeuse. Voulez-vous, s'il vous plaît, me dire quels sorts défensifs vous avez appris à vos camarades, afin que ceux qui n'étaient pas présents à vos réunions puissent également s'entraîner ?
- Heu, oui professeur. Il y avait Expelliarmus, Stupéfix, Impedimenta , et Expecto patronum.
- Et pouvez-vous me dire si tous vos "élèves" se sont bien débrouillés ?
- Oui, professeur. Ils s'en sont très bien tirés. Surtout Neville.
- Neville ? (le garçon se leva) D'après ce qu'on m'a rapporté, vous n'avez jamais été très bon en sortilèges. Comment expliquez-vous votre réussite dès lors qu'Harry était votre professeur ?
- Je… Je… Je ne sais pas, professeur. balbutia le pauvre Neville;
- Et bien, je vais vous l'expliquer; Asseyez-vous tous les deux;

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MessageSujet: Re: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:59

Pendant qu'elle parlait, tous les garçons (dont Ron) étaient en extase devant la jeune femme, ce qui exaspérait Hermione au plus haut point.
- Nous allons maintenant tous ensemble vérifier que vous n'avez pas oublié ce que Harry vous a appris. Quand à ceux qui n'ont pas eu la chance de suivre ses "leçons", vous allez pouvoir vous exercer pendant l'heure qui suit.
Et ils passèrent donc la fin du cours à réviser leurs sorts.
Lorsqu'ils sortirent de la classe, la jeune fille se tourna vers Ron, et lui asséna d'un ton brusque :
- Tu as vraiment l'air stupide à la dévisager comme ça.
Voyant que Ron allait répliquer d'un ton tout aussi peu amène, Harry demanda :
- Alors, qu'est ce que vous pensez de son premier cours ?
- Inutile ! fit Hermione, catégorique. Nous savions déjà tout ça depuis longtemps !
- Je ne suis pas d'accord. Il fallait réviser nos sorts. C'était une nécessité. La preuve : beaucoup d'entre nous ne se rappelait pas de tout.
- Pffff ! De toutes façons, toi, tu es toujours d'accord avec elle ! Puisque c'est elle qui le dit, tout ne peut être que vrai, n'est ce pas, Ron ?
- Bon, Hermione, ça suffit maintenant ! J'en ai assez de ta mauvaise humeur perpétuelle depuis la rentrée ! dit Ron énervé. Passe tes nerfs sur quelqu'un d'autre pour changer, et fiche-moi la paix !
- Tu ne comprends vraiment rien ! T'es trop nul ! s'exclama-t-elle en fondant en larmes, avant de courir se réfugier dans le dortoir des filles.
- Oh la la ! Mais elle est impossible en ce moment ! Qu'est ce qu'elle a encore ? demanda Ron en prenant une nouvelle fois Harry à témoin.
- Ron tu es vraiment obtus des fois ! Tu ne comprends donc pas,
- Mais qu'est ce qu'il y a à comprendre enfin ?
- Elle est jalouse ! expliqua Harry sur un ton d'évidence.
- Jalouse ?! fit Ron abasourdi. Mais jalouse de qui ? De quoi ?
- De ton admiration pour le professeur Khan.
- Mais pourquoi ? C'est ridicule ! Elle bavait bien devant Lockhart à l'époque que je sache !
- C'est différent;
- En quoi ?
- Ce n'est pas à moi de te l'expliquer. Elle le fera quand elle se sentira prête.
- Si ça arrive un jour, parce qu'en ce moment, elle ne m'adresse la parole que pour me hurler dessus alors… dit Ron d'un ton bougon.
Il se passa un moment, puis Ron dit d'un ton exalté :
- J'ai envie de voir si ce qu'on raconte sur elle est vrai. Je vais la suivre un peu.
Harry n'eût pas besoin de lui demander qui désignait ce "elle". Depuis son arrivée à Poudlard, le professeur Khan ne quittait jamais bien longtemps l'esprit de Ron.
- Sors la Carte du Maraudeur, qu'on voit où elle est.
En soupirant, Harry s'exécuta : ça ne servait à rien de discuter avec Ron quand il était dans cet état-là… même s'il était sûr qu'ils auraient des ennuis.
- Elle approche ! Allons-y vite ! dit Ron après avoir consulté la carte sur laquelle le point "Ceraa Khan" se déplacait rapidement.
Après avoir pris sa cape d'invisibilité, les deux garçons se faufilèrent jusqu'au couloir où se trouvait le bureau de Ceraa, et la virent ouvrir la porte… sans poser la main sur la poignée et sans davantage se servir de sa baguette. Elle se contenta de faire un petit geste devant avec l'index et le majeur de la main gauche. La porte s'ouvrir, elle entra, et la referma, toujours sans la toucher.
- C'était donc vrai. souffla Ron à Harry.
Il regarda par le trou de la serrure (qui, étrangement, n'était protégé par aucun sort), et la vit fouiller dans son bureau… puis se diriger vers la porte.
- Vite, cachons-nous ! dit Harry en déployant autours d'eux la cape d'invisibilité héritée de son père.
Juste à temps ! Une fraction de seconde plus tard, la porte s'ouvrait, livrant le passage à la sorcière, qui referma sa porte toujours sans la toucher et sans baguette.
Ils attendirent qu'elle se soit éloignée, puis décidèrent d'entrer dans son bureau.
- Alohomora. souffla Harry en pointant sa baguette sur la porte, qui s'ouvrit silencieusement.
Ils la poussèrent, et pénétrèrent dans la pièce.
Au milieu, sur un guéridon de marbre blanc, trônait une pensine. A l'intérieur, un unique filament de pensée tournoyait.
- J'ai bien envie de regarder. Chuchota Ron.
- Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. On n'a rien à faire là. contra Harry, un peu inquiet, sur le même ton.
- Allez Harry. Ca peut peut-être nous en apprendre plus sur elle.
Sans attendre de réponse, Ron plongea dans le souvenir, laissant Harry derrière lui.


Il se trouvait dans la Grande Salle, en plein dans ce qui semblait être une cérémonie de répartition. Mais de quelle année ? Ron l'ignorait.
Comme maintenant, le professeur McGonnagall officiait auprès du Choixpeau magique, le posant sur la tête des première année qui devaient être répartis.
Ron s'en désintéressa (il en connaissait le déroulement par cœur) pour observer la salle et les professeurs (c'était un Dumbledore plus jeune qui présidait le banquet) jusqu'à ce que son attention soit reportée sur la cérémonie menée par McGonnagall qui annonçait :
- Khan, Ceraa
A la mention de son nom, une fillette d'une grande beauté qui ressemblait déjà beaucoup à l'adulte qu'il connaissait, s'avança avec une assurance qu'étaient en général loin d'éprouver les première année, et s'assit sur le tabouret.
McGonnagall posa le Choixpeau sur la tête de la fillette, et Ron entendit le Choixpeau parler :
- Mmm, c'est difficile. Tu n'es pas spécialement courageuse, donc, je ne peux pas te mettre à Gryffondor. Tu n'es pas non plus spécialement férue d'études et de travail, Serdaigle est donc exclu. Serpentard ne te conviendrai pas davantage, car tu n'es pas assez ambitieuse ni rusée. Et Poufsouffle pas davantage, car tu n'es pas particulièrement sociable. Et pourtant, il te faut bien aller quelque part… Où vais-je te mettre ?

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Elo
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MessageSujet: Re: Harry Potter : Un bien étrange professeur   Lun 12 Déc - 14:59

Ron était abasourdi : jamais il n'avait entendu parler d'une élève que le Choixpeau n'aurait pas réussi à répartir ! Et en plus, c'était Ceraa !
Attendant la suite avec impatience, il ouvrit les yeux et les oreilles, et vit quelque chose qui le stupéfia : la jeune Ceraa, toujours assise sur le tabouret, passa devant le Choixpeau, l'index et le majeur de la main gauche d'un geste naturel, en murmurant :
- "je t'envoie à Serdaigle"
… ce que le Choixpeau répéta dans la seconde.
- Je t'envoie à Serdaigle ! s'écria-t-il pour le plus grand bonheur des Serdaigle de l'époque, pendant que la fillette rejoignait sa table.
Sous le choc, Ron n'arrivait pas à croire ce dont il venait d'être témoin : Ceraa avait imposé sa volonté au Choixpeau ! A sa connaissance, personne ne l'avait jamais fait puisque même Jedusor, à l'époque, avait été réparti normalement.


Harry qui le tirait en arrière le ramena au présent.
- Ron, allons nous-en ! Je crois qu'elle revient ! murmura-t-il.
Le jeune homme acquiesça, ils se cachèrent de nouveau sous la cape d'invisibilité pour sortir de la pièce, et reverrouillèrent la porte. Puis ils se dirigèrent vers la classe de métamorphose sans que Ron ait pu parler à son ami de ce qu'il avait découvert.
Une demi-heure plus tard cependant, Ceraa vint les chercher.
- Professeur McGonnagall, puis-je vous emprunter Harry et Ronald quelques minutes ?
Etonnée, McGonnagall répondit :
- Oui, bien sûr, professeur Khan. (puis aux garçons) Potter, Weasley, vous avez entendu ?
Hochant la tête d'un air contrits, les deux garçons se levèrent et, en se dirigeant vers la porte, Harry murmura à Ron :
- Tu vois, elle sait. Je t'avais dit que c'était une mauvaise idée.
Arrivés devant elle, ils la suivirent dans le couloir.
- Je sais que vous êtes entrés dans mon bureau tous les deux. dit-elle d'une voix qui ne contenait aucune colère. Je sais aussi que vous avez regardé dans la pensine, Ron. Et je vous félicite pour les sorts de verrouillage et déverrouillage.
- Vous n'êtes pas fâchée ? s'étonna Ron.
- Non. Je savais que, tôt ou tard, mon secret serait découvert. fit-elle, fataliste.
- Mais quel secret ? demanda Harry qui tombait des nues.
- Vous ne lui avez rien dit, Ron ?
- Je n'en ai pas eu le temps, professeur.
- Venez dans mon bureau après vos cours. Je vous raconterai tout.
Curieux d’apprendre ce qu’elle avait à leur dire, Harry et Ron se hâtèrent d’aller la trouver dans son bureau dès la fin des cours.
Ils n’eurent même pas besoin de frapper car la porte s’ouvrit devant eux et ils pénétrèrent dans la pièce tandis que la porte se refermait de même. Ce qui ne les avait pas frappés la première fois qu’ils y étaient rentrés les étonna alors : autant lorsqu’ils avaient Quirrell, puis Lockhart , Lupin, le faux Maugrey et même Ombrage, le bureau était plutôt encombré, autant cette même pièce, dévolue u professeur Khan, était dépouillée. Limite aseptisée même : en dehors d’un bureau, d’un fauteuil sur lequel Ceraa était assise, de deux chaises et de la pensine sur son socle, il n’y avait rien d’autre.
Les voyant immobiles, d’un geste (toujours sans baguette), la jeune femme fit léviter vers eux les deux chaises.
- Asseyez-vous tous les deux.
Ils obéirent sans un mot.
- Vous pouvez parler. Dit la jeune femme dans un bon sourire. Je suis sûre que vous avez des questions à me poser.
- Oui, professeur. dit Ron. J’aimerai savoir comment vous arrivez à ouvrir et fermer les portes et à faire voler ces chaises sans baguette.
- Ah, j’attendais cette question. Et bien, voyez-vous, je ne suis pas une sorcière ordinaire…
- Ca, je le savais, professeur ! la coupa Ron d’un ton exalté.
- Non, mon cher. Tu ne comprends pas. En fait, je ne suis pas une sorcière du tout.
- Comment ça ? fit Harry qui s’était tût jusque là. Vous êtes forcément une sorcière puisque vous êtes à Poudlard. Le professeur Dumbledore ne vous aurai pas engagée comme professeur autrement. Surtout pour la Défense contre les Forces du Mal.
- Il se trouve que si. Parce qu’il ignore qui je suis vraiment.
Voyant l’air soudain soupçonneux des deux garçons, Ceraa éclata de rire.
- Non, ne vous en faites pas. Je ne suis pas un second Quirrell ou un deuxième faux professeur. Et même si je ne suis pas sorcière, j’en connais plutôt pas mal en ce qui concerne la Défense contre les Forces du Mal… même si ce que je combat en général n’a pas pour nom Voldemort.
- « pas pour nom Voldemeort » ? s’insurgea Harry en se levant. Mais tout le monde combat Voldemort !
- Non, pas moi. Ce n’est pas mon combat, c’est le vôtre. Je suis là en tant qu’observatrice. Rien de plus.
-« Pas votre combat » ?! « en tant qu’observatrice » ?! Mais qui êtes vous ? D’où venez-vous ? Q’êtes-vous ? Et que faites-vous à Poudlard ?
- Que de questions à la fois, cher Harry. Je m’appelle Ceraa Khan, et je suis un Chevalier Jedi. Je viens de la planète Sew qui se trouve dans une galaxie lointaine, très lointaine… tellement lointaine en fait que vous ne pouvez pas la connaître. J’ai été envoyée en mission ici pour observer et peut-être découvrir un nouveau moyen d’éliminer nos ennemis, les Sith. J’ai des pouvoirs, c’est vrai, mais pas les mêmes que les vôtres.
- C’est une blague ?! fit alors Ron.
- Non, Ronald, pas du tout. C’est l’exacte vérité.
- Mais alors, le souvenir de la pensine ? Vous n’avez jamais étudié à Poudlard n’est ce pas ?
- Non, en effet. Je savais que tu allais regarder dedans. Je t’ai donc montré un « souvenir ». Mais il n’a jamais existé.
- Je me disais bien qu’aucun élève n’avait jamais été réparti nulle part. Et votre baguette, à quoi sert-elle alors ?
- Ce n’est qu’un accessoire destiné à me rendre plus crédible aux yeux de tous. Mais elle est vide. Il n’y a dedans aucun artefact magique. Ni plus me de phénix, ni crin de licorne… d’ailleurs ces animaux n’existent pas là d’où je viens.
- Mince alors ! s’exclama Ron abasourdi. Mais alors, d’où viennent vos pouvoirs ?
- Je les tire de la Force.
- La quoi ? demandèrent d’une seule voix Harry et Ron.
- La Force qui donne au Chevalier Jedi son pouvoir. C’est une énergie qui nous entoure et nous pénètre, et qui maintient toute galaxie en un tout unique. Bien utilisée, elle peut être très pratique, mais utilisée par les Sith, elle est dangereuse. Très dangereuse.
- Et comment combattez-vous ces « Sith » sans magie ?
- Avec ceci. Dit-elle en décrochant de sa ceinture un tube en métal agrémenté de divers éléments, qui fit penser à Harry à un tuyau d’aspirateur.
- Ouah ! s’exclama encore Ron. C’est quoi ça ?
- C’est un sabre laser. C’est l’arme des Jedi. expliqua-t-elle en activant l’arme d’une pression du pouce (aussi tôt une lame d’énergie verte se déploya, produisant un bourdonnement persistant). C’est léger, pratique et maniable.
- C’est géant ! s’exclama Ron une nouvelle fois. C’est efficace ?
Une démonstration valant mieux qu’un long discours, Ceraa se mit en devoir de prouver l’efficacité de son arme en perforant l’un des épais murs de son bureau.
- Excellent ! Mais vous êtes toute seule ?
- Non, nous sommes des centaines. Mais ici, il n’y a que moi et ma Padawan.
- Votre quoi ?
- Ma Padawan. Mon apprentie si tu préfères.
- Elle est ici ? A Poudlard ? Mais c’est qui ?
- Vous n’allez pas tarder à le savoir. La voilà qui arrive.
En effet, la porte s’ouvrit à nouveau sans magie, et une jeune fille blonde du même âge qu’eux entra. Ils la connaissaient de vue seulement.
- Oh, vous n’êtes pas seule, Maître. Je reviendrai plus tard.
- Si tu t’étais servie de la Force comme je te l’ai appris, Alaya, tu aurais su que je n’étais pas seule. Lui reprocha Ceraa d’un ton ferme mais bienveillant.
- Servie de la F… mais… balbutia la jeune fille dont le regard allait de Ceraa aux deux garçons.
- Oh, ne t’en fais pas pour Ronal et Harry. Ils savent. (puis aux deux garçons) Harry, Ronald, je vous présente ma Padawan Alaya Etriv. (puis à la jeune fille) Tu voulais me dire quelque chose, Padawan ?
- Heu… non, Maître. Je voulais juste savoir si vous aviez besoin de moi.
- Pas pour le moment. Mais ne pars pas trop loin, j’aurai à te parler ensuite.
- Bien, Maître. fit Alaya en sortant.
- Pourquoi vous appelle-t-elle « Maître » ? Les partisans de Voldemort l’appellent comme ça eux aussi. demanda Harry, suspicieux.
- Je ne suis pas lui. Assena calmement mais fermement Ceraa. Mets-toi bien ça dans la tête Harry Potter. Si Alaya m’appelle « Maître », c’est tout simplement parce que depuis des siècles c’est ainsi que les apprentis ont coutume d’appeler le Chevalier Jedi chargé de leur entraînement.
- Je suis désolé, professeur. Je ne voulais pas vous froisser. S’excusa Harry. C’est juste que…
- Oui, je sais. Et je comprends. Ne t’inquiètes pas, Harry, je ne suis pas froissée. Je t’expliquais simplement les choses.
- Et vous allez faire quoi maintenant qu’on sait tout ? demanda alors Ron.
- Une chose est pratique avec la Force, c’est qu’elle peut influencer les esprits. dit Ceraa en éludant la question.
- Ah oui ? fit Ron intéressé.
- « Vous n’êtes jamais venus ici et nous n’avons jamais eu cette conversation. Vous allez aller dans votre Salle Commune et faire vos devoirs ». dit la Jedi en passant une main devant leur yeux.
A peine la phrase terminée, Ron et Harry se dirigèrent vers la porte du bureau en répétant :
- Nous ne sommes jamais venus ici et nous n’avons jamais eu cette conversation. Nous allons aller dans notre Salle Commune et faire nos devoirs.
Les garçons sortis, Ceraa, restée seule, murmura :
- Je n’aime pas recourir à de telles méthodes, mais il le fallait. Je devais préserver ma couverture et ils étaient trop curieux. J’espère que le Conseil ne m’en tiendra pas rigueur.
Sur ces entrefaits, Alaya revint.
- Vous vouliez me voir, Maître ?
- Oui, Alaya. J’ai dû manipuler un peu l’esprit des deux garçons qui étaient là pour qu’ils oublient ce que je leur ai dit. Normalement ils ne se souviennent plus de rien de ce qui concerne notre identité réelle, mais assure-t-en quand même. On n’est jamais trop prudent.
- Bien, Maître. Ce sera fait. Dit la jeune fille en sortant de la pièce.
- Pardon Harry. Murmura alors la Jedi avant de plonger en méditation.


FIN !

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